Avignon protège, restaure et met en valeur son patrimoine

époque moderne

le déclin

Le départ de la cour pontificale entraîne une récession économique et une baisse démographique au XVe siècle. Pourtant de grands efforts sont consentis par la papauté pour maintenir une activité économique et politique prééminente. La ville devient archevêché en 1474, alors que de prestigieux prélats, comme Julien de la Rovère (futur pape Jules II) qui reconstruit le Petit-Palais, occupent cette charge.

Des fondations religieuses nouvelles, comme le couvent des Célestins ou le collège de Saint-Martial, des reconstructions d’églises paroissiales (façade de Saint-Pierre en particulier), montrent que la cité conserve un statut de capitale régionale. Son commerce, animé par des banquiers italiens, est très actif et rayonne en Provence et sur le Comtat. Toutefois il faut constater que l’empreinte de la Renaissance reste modeste, et que l’architecture gothique reste courante jusqu’au XVIe siècle.

La reconstruction

C’est surtout aux XVIIe et XVIIIe siècle que se renouvelle le paysage des rues d’Avignon. De vastes campagnes d’alignement sont entreprises : progressivement sont supprimés les encorbellements, que possédait la majeure partie des anciennes maisons, et détruits la plupart des arcs et arceaux qui traversaient les voies.

Il faut insister sur la qualité des compositions classiques ou baroques alors construites. Il existe à Avignon une école d’architectes de renom de grande qualité, illustrée par les De la Valfenière, Franque, Péru ou Mignard. De nouvelles fondations sont créées, à l’initiative des jésuites, comme Saint-Louis (noviciat) et le collège (actuel musée lapidaire), ou sur la commande d’ordres religieux nouveaux et de confréries de pénitents. L’architecture monumentale est variée : grand séminaire, aumône générale, marchés, grenier à sel, théâtre, nouvelles portes de l’enceinte. Les hôtels particuliers, établis au cœur de la ville (rue du Roi René), puis sur les anciens bourgs médiévaux (rue Joseph Vernet ou Petite-Fusterie) sont particulièrement élégants et leur richesse ne souffre pas de la comparaison avec les célèbres hôtels aixois.

Presque toutes les rues sont désormais bordées de maison de pierres de taille. Cependant la voirie reste largement identique à celle du Moyen Age, et il n’y a pas véritablement de modification du plan de la ville. Jusqu’à la Révolution, l’agglomération ne déborde pas de son enceinte médiévale.

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